Histoire de la commune

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Histoire

La commune de Saint-Règle a porté les noms de Parochia S. Reguli (1241, charte de l’abbaye de Marmoutier), Parochia de Sancto Regulo (1279, charte de Marmoutier), Saint-Réelle (1523), Règle-la-Masse ou Règle-sur-Masse (1793). Ce fief relevait du château d’Amboise. Au XVIIe siècle, il appartint à Jean Bouteroue d’Aubigny puis à Louis de Conflans d’Armentières.

L’église SAINT PAUL, avec son clocher en batière, a été construite en 1898 dans le style néo-roman.

Le nom « Saint-Règle » n’est apparu qu’assez tard dans les textes : en 1180, une bulle du pape Alexandre III cite : l’Ecclesia S. Paul de Regula, église Saint Paul de Régula, nom primitif du village. Celui-ci ne semble avoir pris le nom de Saint-Règle qu’au XIIIe siècle

Mairie de Saint-Règle, Place Saint-Louis.
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Les vitraux datés de 1871 sont de Lobin, maître verrier à Tours, restaurés en 2000 par Florence Maynard de Beaumont en Veron.

 

Rappel historique :
1241 : Parochia S Reguli
1453 : On trouve écrit : Saint Reelle
1793 : La révolution chasse les Saints, on l’appelle Règle-La-Masse ou Règle-sur-Masse
1820 : La paroisse de Saint-Règle est supprimée, elle se trouve rattachée à Chargé.
1824 : La cloche qui se trouve dans le clocher de Saint-Règle est amenée à Chargé, dans l’espace laissé libre par une cloche réquisitionnée par les révolutionnaires.
1826 : Saint-Règle retrouve son autonomie1827 : Par ordonnance royale Chargé doit rendre la cloche ou la payer. C’est cette dernière option qui est retenue.
1828 : Chargé règle la somme de 220 livres
1828 : Cette même année, une nouvelle cloche est fondue par Asmond, Fondeur du Roi à Paris. Elle a pour marraine Anne Perrine Duteil de St Ville et pour parrain Charles Louis-Ernest Vicomte de Gouryaud.

 

La cloche est ornée du blason de France, fleur de lys, du Christ en croix et de la vierge.

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La statue de Saint Vincent donnée en 1876 par la société des vignerons de la paroisse Sainte-Cécile.
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La statue de Saint-Louis fut donnée le 25 août 1878 par la duchesse de Saxe Cobourg-Gotha.

Le Tunnel de l'Amasse

Au 19ème siècle, les crues de 1856 et de 1866 ont obligé la construction de dispositifs importants pour réduire les risques d’inondation dans le centre-ville d’Amboise. Traversés par l’Amasse, un affluent de la Loire, les quartiers bas du centre-ville risquaient à tout moment d’être inondés dès lors que la Loire était en crue, de surcroît lorsque l’Amasse y était aussi. Que se passe-t-il? En cas de crue de la Loire, les vannes de la confluence situées derrière l’ancien Office de Tourisme sont fermées, l’Amasse ne peut plus s’écouler en Loire. Il faut donc utiliser une autre sortie pour éviter les inondations.


Creusement d’un tunnel sous le Plateau des Châteliers

Un dispositif conséquent fut donc étudié et le projet retenu et approuvé par Napoléon III lui-même en 1860​​​​. Un tunnel partant de Château Gaillard passant sous le Plateau des Châteliers et se terminant rue du Tunnel dans le quartier Est de la Ville allait être construit et mis en fonctionnement en 1882. Véritable ouvrage d’art, cette dérivation de 770 mètres allait devenir un véritable régulateur des eaux en cas de crue.


Un ouvrage d’Art à Château-Gaillard

A Château Gaillard, un ouvrage de partage des eaux composé de 4 vannages permet à l’Amasse de couler dans son lit naturel côté centre-ville lorsque les vannes sont ouvertes. Un déversoir complète le dispositif. Lorsque les vannes sont fermées, l’Amasse est détournée et emprunte le tunnel de dérivation. L’eau sort du tunnel et passe sous le pont de l’Amasse qui est la limite entre le Quai Charles Guinot et le Quai des Violettes avant de se jeter dans la Loire quelques mètres plus loin. Ce dispositif est associé aux digues construites tout au long des quais d’Amboise.


Comment ça fonctionne ?

Lorsque la Loire est en crue, la première manœuvre à pratiquer est de fermer les vannes de Château Gaillard. L’Amasse est déviée vers la Loire. Dans un deuxième temps, les vannes de la confluence sont fermées. Le tronçon d’Amasse qui sillonne en centre-ville est alors hors circuit. Seules les eaux pluviales l’alimentent. Elles sont évacuées par un poste de relevage. En cas de crue de l’Amasse, les vannes de Château-Gaillard sont fermées, les eaux sont déviées dans le tunnel et s’écoulent vers la Loire. Depuis la mise en service de ce dispositif aucune crue notable créant de véritables dégâts n’a été relevée pour le centre-ville.

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